la communication visuelle

Cerner l’essentiel pour communiquer de façon créative et efficace

feriel oubelaid . 19/06/2018

L’évolution de la communication visuelle

Nous ne serions pas surpris de savoir que plusieurs personnes parmi vous sont intéressées par l’histoire. Si nous avons la chance de savoir autant de choses sur celle-ci et si nous avons autant d’informations et de détails au sujet de notre évolution, c’est en partie parce que l’homme a su laisser des traces tout au long de son parcours.

Les premières traces

L’homme a toujours cherché à transmettre des messages. Dès la préhistoire, il a laissé sa marque avec des images et des symboles. Tous les dessins sur les murs des grottes, tels que ceux dans la grotte de Lascaux en France, sont une forme de communication visuelle. Un langage de communication primitif qui fait appel au sens de la vue pour être décodé, mais qui fait également appel à l’interprétation. D’où l’importance d’être précis et clair dans les visuels créés pour illustrer un message.

Les premiers symboles

Pour préciser davantage le message qu’il voulait communiquer, l’homme a développé divers langages symboliques, par exemple les hiéroglyphes chez les Égyptiens. Au fil du temps ceux-ci ont pris la forme de lettres d’alphabet telles qu’on les connait aujourd’hui.

La reproduction manuelle et mécanique

Le premier procédé de reproduction des écrits fut la transcription manuelle. Les livres étaient écrits à la main par des moines-copistes, un travail très laborieux qui demandait une patience d’or. C’est probablement de là que vient l’expression « un travail de moine ». Ensuite les caractères mobiles furent inventés. Il s’agissait de petits cubes de terre dans lesquels on sculptait une lettre en renversé. Les cubes étaient placés côte à côte afin de former du texte, on les recouvrait d’encre que l’on transposait ensuite sur du papier. Cette technique fut perfectionnée par Gutenberg avec l’invention des caractères métalliques mobiles, ce qui lui a valu le nom de « Père de l’imprimerie ». Ce procédé n’a pas cessé d’évoluer jusqu’à aujourd’hui.

Entre deux époques

En 1991, année durant laquelle Mélanie Giroux présidente d’Évolution Graphique a débuté ses études dans le domaine, on réalisait encore des montages manuels pour l’impression de documents. On devait calculer le nombre de caractères par ligne pour faire sortir la typographie d’un document et réaliser les éléments graphiques manuellement avec un matériau appelé « Rubylith ». Les éléments de montage étaient assemblés à la main pour ensuite servir à créer les films qui allaient être utilisés pour l’impression. Un projet était très long à réaliser comparativement à aujourd’hui. Souvent les documents étaient imprimés en une seule couleur. Nous étions à cheval entre la réalisation manuelle de projets et celle assistée par ordinateur.

L’ère du numérique

Avec l’arrivée de l’ordinateur et d’Internet, on a pu réaliser des documents infographiques et des pages Web, mais les établissements d’enseignement n’étaient pas encore branchés et les ordinateurs étaient équipés seulement de lecteurs de disquettes. Ensuite, les ordinateurs et les appareils de reproduction se sont améliorés à une vitesse folle, ce qui se poursuit aujourd’hui. L’affluence de supports, de procédés d’impression et de modes de diffusion disponibles pour communiquer visuellement un message ne cesse d’évoluer avec l’optimisation constante des fonctionnalités des logiciels et des procédés d’impression. Ce phénomène nous permet de constater aujourd’hui que :

[ L’ÉVOLUTION DE LA COMMUNICATION VISUELLE EST DIRECTEMENT RELIÉE À L’ÉVOLUTION DES TECHNOLOGIES. ]

Aujourd’hui, devant cette multitude de possibilités, il est important d’en revenir à la base de la communication visuelle et de ne pas se laisser submerger par l’évolution technologique :

la communication visuelle est l’art de communiquer un message à un public précis par la création de visuels évocateurs.

Au fil des années, vous nous avez fréquemment questionnés sur nos métiers et la communication visuelle en général.

Pour débuter

Qu’est-ce que la communication visuelle?

Il s’agit d’une activité de communication qui, dans un contexte marketing, fait particulièrement appel aux arts visuels. C’est l’art de communiquer un message à une clientèle particulière par des éléments graphiques et visuels. Le contenu textuel étant lui aussi considéré comme une image.

En bref, c’est communiquer par l’image!

Graphiste, designer graphique, infographiste?

On appelle graphiste ou designer graphique un professionnel de la communication visuelle. Le designer graphique conçoit, met en forme et coordonne la réalisation d’un processus de communication visuelle, à la demande d’un client et pour des destinataires variés. La base de son savoir-faire, c’est la créativité, l’esprit d’analyse, la capacité de structurer l’information et le sens de la communication. Il est amené à proposer des solutions conceptuelles et stratégiques adaptées aux problématiques de ses clients. Il organise le sens des messages avec des formes graphiques et des éléments linguistiques originaux reproduits sur différents supports, pour des communications imprimées ou électroniques.

Le graphiste intervient dans des secteurs très différents : entreprises, institutions, collectivités locales, associations, pour lesquels il réalise des systèmes d’identification visuelle, des signalétiques, des supports de communication corporative et publicitaire, des expositions, des présentations de produits, des communications multimédias, des sites Web, etc.

Ces interventions contribuent à la construction de « l’image » ainsi qu’au développement social et économique d’une entreprise ou d’une organisation.

Il est important de distinguer le graphiste ou le designer graphique du technicien en graphisme qu’on appelle aussi infographe ou infographiste. Les fonctions du technicien en graphisme consistent à maîtriser parfaitement les techniques d’expression graphique et les outils informatiques. Il doit assembler les éléments de montage (photographies, images et contenus textuels) selon les maquettes et les spécifications conceptuelles des designers graphiques pour obtenir un produit imprimable de haute qualité.

Le graphiste ou designer graphique :

  • Conçoit, met en forme et coordonne la réalisation d’un processus de communication visuelle.
  • Propose des solutions conceptuelles et stratégiques.
  • Organise le sens des messages avec des formes graphiques et des éléments linguistiques originaux.

Le technicien en graphisme, infographe ou infographiste :

  • Maîtrise parfaitement les techniques d’expression graphique et les outils informatiques.
  • Assemble les éléments de montage selon les maquettes et les spécifications conceptuelles.

 

Les 6 règles de base en communication visuelle

Que ce soit pour le design graphique d’une publicité, d’une couverture ou de la mise en pages d’un document, d’un site Web ou de tout autre visuel, il y a des règles à suivre pour s’assurer que l’image qui y sera reflétée dans son ensemble est équilibrée et donne l’impression que tous les éléments qui la composent sont positionnés aux bons endroits.

Pour parvenir à un résultat parfait, voici 6 règles de base en communication visuelle qui doivent être respectées :

  1. Une mise en pages selon les règles de l’art

Chaque publicité, chaque page d’un document ou d’un site Web est perçue, dans son ensemble, comme une image. L’utilisation de la règle des tiers, la règle d’or du cadrage photographique, permet d’équilibrer cette image. Ce principe de proportion et d’équilibre tient ses origines de l’art pictural.

La règle des tiers divise une image en trois parties égales. Plusieurs variantes sont possibles. Le principe s’applique autant aux images qu’aux documents et s’applique à la verticale et à l’horizontale. L’emplacement des logos, des images, des textes ou de tout autre élément sera conditionné par le mode de division choisi par le créateur.

Lorsque cette règle est respectée et contrôlée, elle garantit à une conception graphique l’équilibre qui captera l’attention.

 

  1. Le chemin visuel : un phénomène à ne pas négliger

Il est important de savoir comment notre œil se comporte lorsque nous regardons une image. Cela permet de positionner des éléments forts à des endroits stratégiques. Des études sur la perception ont permis de définir certains principes qui régissent la lecture des compositions visuelles :

  • Les yeux ont tendance à explorer en particulier et successivement 4 points qui sont les intersections des droites parallèles aux côtés et tracées à un tiers et deux tiers des longueurs et des largeurs. On appelle ce balayage, la lecture en Z.
  • Les yeux ont tendance à bouger dans le sens des aiguilles d’une montre.
  • Les yeux ont tendance à regarder davantage le quadrant supérieur gauche d’une image.

Nous pouvons observer ces phénomènes, car nous avons été conditionnés à lire en commençant en haut de gauche à droite et ensuite descendre sur l’autre ligne et recommencer de gauche à droite. Donc, lorsqu’on regarde une image rapidement dans son ensemble ce mouvement de lecture en Z est accentué.

  1. La personnalité des caractères typographiques

Avec ou sans empattements?

Les caractères typographiques utilisés dans une composition peuvent diminuer ou renforcer le sens d’un texte. Les deux grandes familles de caractères sont les polices de caractère avec empattements (sérifs) et sans empattements (sans sérif). Les empattements sont les petites pointes présentes dans le dessin des caractères.

À chaque typographie sa personnalité

Certains caractères amènent un côté masculin, sérieux ou démontrent le prestige ou le modernisme. D’autres proposent un style plus artistique, technologique ou fantaisiste. Un caractère gras rend l’idée de force, de solidité. Des lettres italiques suggèrent le dynamisme, le mouvement. Un caractère maigre apporte une touche féminine et est recommandé pour exprimer la distinction et la délicatesse

Principes de base

  • Italique: Il est déconseillé de mettre un texte continu en italique, car l’effet de mouvement qu’il génère rendra la lecture plus ardue en forçant l’œil à défiler plus vite sur le texte, ce qui crée un inconfort visuel qui ralentit la lecture.
  • Capitales: Un texte en capitales subira le même effet de ralentissement qu’un texte en italique. L’utilisation combinée de capitales et de bas-de-casse facilite la lecture en apportant des points d’attention lorsqu’elle est bien contrôlée.
  • Interlignage: L’interlignage des titres et des textes doit être ni trop serré, ni trop espacé.
  • Caractère: En général, un logo, une publicité ou un document ne devrait pas comporter plus de deux styles de caractère différents et certainement pas plus de trois. L’emploi de trop de caractères différents oblige l’œil à de nombreux ajustements qui poussent à abandonner la lecture.
  1. Choisir le bon alignement

L’alignement est la disposition du texte par rapport aux marges et aux colonnes d’une page. Les deux alignements les plus couramment employés sont l’alignement en drapeau à gauche et l’alignement justifié, ou en alinéa. Voici certains avantages et inconvénients liés à leur utilisation :

L’alignement en drapeau à gauche

  • Avantages : Aspect esthétique de densité homogène, sans césures de mots, espaces égales entre les mots.
  • Inconvénients : Inégalité entre les lignes, nécessite un bon contrôle.
  • Utilisation: Courts textes, textes en retrait, sous-titres.

L’alignement justifié (en alinéa)

  • Avantages: Largeur fixe des lignes, bonne visibilité, séparation franche du texte.
  • Inconvénients : Espaces variables entre les mots, séparation difficile des mots (césures).
  • Utilisation : Textes avec beaucoup de contenu, articles longs, lettres.

 

  1. Le symbolisme des couleurs

Chaque couleur a une signification cachée et exerce ses influences à un niveau inconscient

  • Jaune: Synonyme de gaieté, de créativité et d’optimisme. Il donne une impression de chaleur et de lumière.
  • Orange: Évoque l’énergie et l’action. Il apporte une touche de dynamisme.
  • Rouge: Symbole d’amour, de sensualité et de passion. Il est aussi associé au danger, au sang. À utiliser avec un dosage bien contrôlé.
  • Violet : Associé à la délicatesse, à l’imaginaire et à la spiritualité. Il évoque aussi la prospérité et la solitude
  • Vert : Invite au calme et à la détente. Symbole de croissance, de la nature et de chance. La couleur de l’espérance.
  • Bleu: Exprime la confiance, la fraîcheur et la fidélité. La couleur la plus aimée, il évoque le ciel, les voyages et le rêve.
  1. L’importance des zones de repos

Dans une conception graphique, les zones de blanc sont appelées « zones de repos » parce qu’elles permettent à l’œil de se reposer, afin qu’il puisse recevoir l’information tout en étant dans un état favorable pour poursuivre la lecture et la réception de nouvelles informations.

Par exemple, un document présentant une mise en pages claire et simple attirera notre attention tandis qu’il sera repoussant si la mise en pages est surchargée. Les mises en pages aérées permettent la mise en valeur des titres, des textes et des images tout en facilitant la lecture des contenus. Aussi, il est important de conserver une zone de dégagement sans image et sans texte autour des logos ou des signatures graphiques pour que ceux-ci soient toujours mis en valeur et facilement repérables.

 

La signification cachée des couleurs en communication visuelle

 

Une recherche de l’Institute for Color Research (une division de Color Communications Inc.) menée en collaboration avec l’Université de Winnipeg a démontré que les consommateurs n’ont besoin que d’un maximum de 90 secondes pour se faire une opinion sur un produit quant à sa valeur, à sa fiabilité, etc., et que la couleur compte pour 62 à 90 % dans ce résultat.1

 

Plusieurs théories et recherches sur la couleur appuient ce principe et démontrent que la couleur à une grande influence sur notre perception et nos comportements face à une marque. De plus, la couleur est la composante visuelle que l’on assimile le mieux et se remémore le plus, avant les formes et les mots.

Chaque couleur a une signification cachée et exerce ses effets à un niveau inconscient.

Les couleurs influencent notre attirance envers une marque, un produit ou un contenu, et ce, quel que soit le véhicule de communication utilisé par votre organisation : identité visuelle, dépliant, publicité, site Web, réseaux sociaux… Vous aurez beau offrir le meilleur produit, la meilleure offre de service ou la promotion la plus alléchante, un mauvais choix de couleurs peut vous empêcher d’atteindre vos objectifs, car ces couleurs transmettent un message différent de celui que vous désirez diffuser.

Vous ne devez pas choisir les couleurs de votre marque et de vos outils de communication uniquement selon vos goûts personnels ; ce choix doit plutôt faire suite à une réflexion approfondie, car les couleurs sont partie intégrante d’une stratégie de communication visuelle forte.

 nous démystifions la perception visuelle, la signification et les principales utilisations de 12 couleurs largement utilisées :

Le BLEU

Perception visuelle

Le bleu cyan est une couleur primaire. Frais dans les tons clairs, il devient froid dans les tons soutenus. Il comprend de nombreuses nuances, soit saturées, comme le bleu outremer, soit désaturées, comme le bleu ciel, soit foncées comme le bleu nuit.

Fait intéressant Le bleu est la couleur la plus aimée dans le monde! C’est la couleur la plus utilisée pour les identités visuelles d’entreprise.

Le bleu est la couleur la plus complexe au niveau de sa signification. Le bleu évoque le ciel, l’eau, la mer, l’espace, l’air et les voyages. Dans les tons foncés, il dégage la vérité, la confiance, la loyauté, l’intelligence et la sécurité. Dans les tons plus clairs, il est associé à des idées de merveilleux, de liberté, de rêve et de jeunesse.

En contexte négatif, le bleu suggère la mélancolie.

Utilisation en communication visuelle

  • Pour représenter les domaines des technologies, de l’informatique, de l’aéronautique
  • Pour représenter le domaine du voyage et de l’évasion
  • Pour souligner le côté corporatif
  • Pour les produits congelés et rafraîchissants

Le ROUGE

Perception visuelle

Il s’obtient en mélangeant du magenta et du jaune. Le rouge est une des deux couleurs les plus appréciées dans le monde.

Fait intéressant : Le rouge est une couleur chaude et saillante, c’est-à-dire que des points rouges sur un fond neutre semblent s’en détacher au-dessus de la surface. Cet effet est encore plus saisissant et apparent lorsqu’un texte rouge a été placé sur fond noir.

Signification

Le rouge est symbole d’amour, de chaleur, de sensualité et de passion. Il apporte une sensation de chaleur. C’est la couleur la plus puissante, la plus dynamique et avec le plus fort potentiel d’action.

Pour ne pas tomber dans les significations négatives telles que le danger, la révolte et le sang, il est important de l’utiliser de façon contrôlée, avec parcimonie.

Utilisation en communication visuelle

  • Pour les produits destinés à combattre le feu
  • Pour les produits à connotation virile : sport, automobile, crème à raser
  • Pour les produits de consommation achetés impulsivement
  • Pour l’emballage alimentaire
  • Pour tous les avertissements et les interdictions
  • Pour attirer l’attention sur un élément précis : rabais, promotion
  • À utiliser avec un dosage bien contrôlé

Le JAUNE

Perception visuelle

Le jaune est une couleur primaire. Il y a des jaunes clairs, mêlés de blanc (désaturés); très désaturés, on dira couleur ivoire; mais il n’y a pas de jaune sombre, à moins qu’il ne soit très pur. Un jaune mêlé de noir ou de gris est un beige.

Fait intéressant : Certains designers de mode utilisent le jaune dans leurs collections pour rehausser le teint des personnes qui portent le vêtement.

Signification

Le jaune donne une impression de chaleur et de lumière. C’est la couleur de la bonne humeur et de la joie de vivre. Il symbolise la logique, le pouvoir personnel et l’humour.

Les connotations négatives associées au jaune sont la traîtrise, le mensonge, la tromperie.

 

Utilisation en communication visuelle

  • Pour représenter les domaines du tourisme et des voyages dans des destinations soleil
  • Pour représenter le domaine agroalimentaire
  • Pour représenter les domaines des assurances et du crédit
  • Apporte une touche de gaieté et d’humanisme

Le VERT

Perception visuelle

On obtient le vert en mélangeant du bleu cyan et du jaune.

Fait intéressant : Le vert vif, pur, est reposant pour les yeux.

Signification

Couleur de l’espérance, le vert est porteur de chance. Il invite au calme et au repos. Il est symbole de croissance, de santé, de fraîcheur et de nature. Il représente la stabilité et l’équilibre.

En contexte négatif, il peut représenter l’échec et l’infortune.

Utilisation en communication visuelle

  • Pour représenter les domaines reliés à la nature et au plein air
  • Pour évoquer un côté environnemental et écologique
  • Pour les produits de nettoyage
  • Pour représenter le domaine des médecines alternatives

Le VIOLET

Perception visuelle

Le violet est obtenu en mélangeant du bleu cyan et du magenta. En principe, lavé de blanc, le violet devient un mauve ; un violet rougi est un pourpre, et un violet rougi pâli est un rose.

Fait intéressant : Le violet est une couleur ambiguë, ni chaude, ni froide, et peut aussi être l’un ou l’autre selon la nuance utilisée et ce qui l’entoure. De même, le violet est une couleur fuyante, c’est-à-dire que des formes violettes sur un fond neutre semblent plus loin que le fond ; mais les violets tirant davantage sur le rouge sont des couleurs qui donnent du relief, c’est-à-dire que les formes sur fond neutre semblent posées au-dessus du fond.

Signification

Le violet suggère la délicatesse, la douceur et le rêve. Il réfère à la magie, au fantastique, à l’imaginaire. Cette couleur véhicule des valeurs de sérénité et de spiritualité et peut être associée à la prospérité et à la noblesse.

Dans un contexte négatif, le violet inspire la mélancolie, la solitude, la tristesse et la jalousie.

Utilisation en communication visuelle

  • Pour représenter le domaine spirituel et la croissance personnelle
  • Pour évoquer un aspect artistique (arts, culture et musique)
  • Pour faire référence à l’imaginaire et au fantastique
  • Pour apporter une sensation d’apaisement

L’ORANGE

Perception visuelle

L’orange s’obtient en mélangeant beaucoup de jaune et un peu de magenta. Le nom orange de la couleur vient de celui du fruit. L’orange est renommé pour être la couleur qui se distingue le mieux dans de très nombreux environnements.

Fait intéressant : L’adjectif associé est invariable en français, étant l’abréviation de « de la couleur de l’orange (le fruit) ». On dira donc « des fleurs orange », sous-entendu « des fleurs de la couleur de l’orange » ; la marque du pluriel ne s’applique qu’au fruit.

Signification

Stimulant, l’orange est associé à l’énergie et à l’action. Il évoque le soleil, la chaleur, le feu, la lumière et l’automne. L’orange véhicule des valeurs de communication et de créativité. Il transmet de la joie, du plaisir et de l’optimisme. Il est aussi synonyme de vitalité, de force et d’endurance.

Utilisation en communication visuelle

  • Pour représenter les domaines du sport, de la mise en forme et du fitness
  • Pour représenter le domaine du divertissement et des communications
  • Pour représenter le domaine de la vente et de la mobilité
  • Pour signaler des dangers dans de nombreux domaines
  • Pour suggérer la créativité
  • Apporter une touche de dynamisme et de vitalité

Le ROSE

Perception visuelle

Le rose est un champ chromatique regroupant des rouges lavés de blanc. Le terme rose peut être précisé par des adjectifs comme pâle ou intense.

Fait intéressant : Le rose est le seul cas où la couleur lavée de blanc ne porte pas le même nom que sa teinte dominante ; on ne dit pas rouge pâle, mais bien rose.

Signification

Le rose est synonyme de tendresse, de douceur et de bonheur. C’est la couleur du romantisme, de la féminité et de la compassion. On l’associe aussi à l’enfance.

Cette couleur doit être savamment utilisée pour ne pas paraître trop enfantine ou ringarde. Ou encore réservée aux filles.

Utilisation en communication visuelle

  • Pour représenter le domaine des confiseries et des pâtisseries
  • Pour représenter le domaine de l’enfance
  • Pour représenter les loisirs créatifs, comme le dessin, la peinture, le tricot…
  • Pour les produits cosmétiques et de beauté pour femmes

Le TURQUOISE

Perception visuelle

Le turquoise est un mélange de bleu et de jaune. On appelle turquoises des couleurs bleu pâle tirant légèrement sur le vert. On dit aussi bleu turquoise ou vert turquoise, selon la nuance.

Fait intéressant : À l’origine, le pigment turquoise aurait été obtenu par broyage de la pierre de turquoise.

Signification

Le turquoise dégage un sentiment de pureté et la fluidité. Il apporte un côté rafraîchissant et thérapeutique. Il suggère la régénérescence, les besoins d’évolution et de transformation, tout autant que le besoin de changement.

Utilisation en communication visuelle

  • Pour représenter le monde aquatique
  • Pour représenter le domaine thérapeutique
  • Pour les produits hygiéniques
  • Pour suggérer la pureté

Le BRUN

Perception visuelle

Le brun est une couleur tertiaire à dominante chaude. Il est un mélange des trois couleurs primaires (jaune, magenta et cyan).

Fait intéressant : En France, on utilise dans le langage courant le mot marron pour indiquer les couleurs brunes, le mot brun y étant réservé pour les fourrures et les chevelures.

Signification

Masculin, le brun est associé à la terre, au bois, à la chaleur et au confort. Il est aussi empreint de douceur et rappelle l’aspect brut et le naturel.

C’est une couleur neutre qui, lorsqu’utilisée à grande échelle, confère une impression de fadeur, sans attrait particulier.

Utilisation en communication visuelle

  • Pour représenter le milieu culturel et de l’histoire
  • Pour représenter le domaine culinaire (chocolat et café)
  • Pour représenter le développement durable et l’écologie
  • Pour les produits masculins
  • Pour les produits du terroir

Le NOIR

Perception visuelle

Le noir est un mélange saturé de toutes les couleurs. On décrit comme noires des obscurités où on ne peut pas distinguer de détails, mais où on peut discerner une faible tendance vers une autre couleur.

Fait intéressant : Les noirs ont été les premiers pigments préparés par l’homme.

Signification

De par son caractère impénétrable, le noir dégage une dimension de mystère. Il apporte de la rigueur par sa simplicité. Il se dégage du noir un côté sophistiqué qui fait de lui une couleur tout indiquée pour suggérer la distinction, l’élégance, le raffinement et le luxe.

Dans certains contextes, le noir peut être dévalorisant et évoquer la mort, le deuil et la tristesse. Il peut suggérer l’obscurité et le néant.

Utilisation en communication visuelle

  • Pour représenter le domaine du cinéma, des arts et de la photographie
  • Pour les produits haut de gamme
  • Très utile pour provoquer des contrastes, il met en valeur les couleurs qui prennent place à ses côtés

Le BLANC

Perception visuelle

Le blanc se définit comme la plus lumineuse des valeurs de gris. En communication visuelle, le blanc est la couleur de départ, et c’est souvent celle du support. Le support doit comporter une luminosité supérieure à 90 % sans aucune coloration pour pouvoir se dire blanc. L’ajout d’une légère coloration affecte directement la blancheur selon la couleur.

Fait intéressant : Une teinte de blanc tendant légèrement vers le bleu est perçue comme plus blanche qu’une autre.

Signification

Le blanc suggère la pureté, la propreté et la perfection. Considéré comme une couleur froide, il apporte brillance et éclat. Il est aussi symbole d’innocence et de virginité.

Le blanc a peu de connotations négatives, sauf, peut-être, lorsqu’il est associé à la page blanche. Utilisé en trop grande quantité, il peut aussi causer de l’éblouissement ou être associé à un manque de contenu.

Utilisation en communication visuelle

  • Pour représenter le domaine du mariage
  • Pour évoquer la propreté, la netteté
  • Pour accompagner toutes les couleurs, il est un rehausseur de tons
  • Pour apporter des zones de repos visuel

 

Le doré

Perception visuelle

Le doré ou l’or est composé de jaune tirant sur l’orangé. On l’appelle aussi jaune or.

Fait intéressant : Du fait de sa brillance, l’or poli n’est pas vu identiquement par les deux yeux. De ce fait, son apparence est impossible à reproduire fidèlement. On a souvent recours à la représentation de reflets plus ou moins arbitraires, sur un aplat jaune d’or.

Signification

Le doré est synonyme de prestige, de richesse et de luxe. Il est lié à la fécondité. La vue du doré nous réchauffe le cœur et l’esprit en apportant un côté traditionnel. Il réfère également à la puissance.

Dans un contexte négatif, il peut représenter la cupidité. Utilisé à outrance, il peut devenir étouffant et tocard.

 

Utilisation en communication visuelle

  • Pour représenter le domaine des confiseries, des parfumeries
  • Pour représenter le domaine des bijouteries, des cosmétiques
  • Pour les produits de luxe
  • Pour apporter une touche glamour
  • Pour ajouter de l’éclat et de la brillance

 

 

Choisir le bon mode couleurs : PMS, CMYK ou RGB?

Souvent, vous devez fournir des fichiers tels que votre logo d’entreprise par exemple. Votre graphiste ou votre imprimeur vous demande alors : « Pourriez-vous me transmettre votre fichier en CMYK? » ou encore « Quelle est votre couleur PMS? ». Bonne question!

Voici de l’information au sujet des principaux modes couleurs qui pourra certainement vous aider à mieux comprendre leur utilisation.

Couleurs solides PMS (Pantone Matching System)

 

Le langage chromatique PANTONE est le système standard universel le plus utilisé dans les arts graphiques et il est reconnu partout dans le monde. Pantone offre des guides de sélection de couleurs solides imprimés sur du papier couché et non couché. Chaque couleur possède son numéro de référence unique. En date d’aujourd’hui, 1 677 couleurs sont proposées. Le mode couleurs PMS a l’avantage d’offrir certaines couleurs qui ne peuvent être reproduites avec les autres modes couleurs dont 600 couleurs métallisées et 56 couleurs fluorescentes.

Le mode couleurs PMS est utilisé surtout par les graphistes, les professionnels du prépresse et les imprimeurs pour s’assurer que les couleurs choisies lors de la conception des documents correspondent à celles qui seront imprimées. Les couleurs PMS solides sont surtout utilisées pour imprimer des documents en une ou deux couleurs. Grâce aux guides Pantone, nous pouvons vous montrer les couleurs proposées dans les concepts.

Le mode couleurs PMS est offert principalement dans les logiciels de design graphique de la suite Adobe(Illustrator, Photoshop et Indesign) et dans le logiciel d’édition QuarkXpress.

Couleurs CMYK (Cyan, Magenta, Yellow, Black)

C’est le mode couleurs pour impression en quadrichromie : la gamme de couleurs imprimable. Les composantes de la quadrichromie sont le cyan, le magenta, le jaune et le noir. La combinaison de ces trois premières couleurs produit du noir, mais les impuretés des encres font en sorte qu’il est impossible d’obtenir un noir neutre et profond. C’est pour cette raison que le noir pur (Black) est ajouté comme quatrième couleur pour donner du relief aux ombres et obtenir un noir franc pour la typographie.

Le mode couleurs CMYK (CMJN en français) doit être utilisé lors de la réalisation de tout document destiné à l’impression numérique ou offset. Le système Pantone offre aussi des guides de référence qui contiennent 2 868 couleurs CMYK qui nous permettent de visualiser et de mieux contrôler l’utilisation des couleurs.

Le mode couleurs CMYK est offert principalement dans les logiciels de design graphique de la suite Adobe(Illustrator, Photoshop et Indesign) et dans le logiciel d’édition QuarkXpress. Il est aussi proposé dans certains logiciels de la suite Office, mais malheureusement, ces logiciels de bureautique reconvertissent le mode couleurs CMYK en mode RGB.

Couleurs RGB (Red, Green, Blue)

C’est le mode couleurs dit « couleurs lumières ». Les couleurs RGB (RVB en français) sont visibles sur un écran. Un écran peut afficher plus de 16 millions de couleurs. Ses composantes sont le rouge, le vert et le bleu. Leur combinaison, contrairement au mode couleurs CMYK qui produit du noir, produit une lumière blanche.

Le mode couleurs RGB est offert dans tous les logiciels et doit être utilisé pour les projets qui seront visualisés seulement sur un écran tel que les sites Web, les documents PDF téléchargeables et les présentations audiovisuelles.

À chaque document son mode couleurs!

Un fichier au bon mode couleurs est l’un des principaux éléments à respecter pour obtenir un produit qui traduit le plus fidèlement possible le résultat désiré. Assurez-vous que vos fichiers soient conçus dès le départ au bon mode couleurs pour éviter tout problème pendant sa réalisation et surtout vous garantir que vos efforts de communication reflètent bien le professionnalisme de votre entreprise!

L’Auroch d’Évolution Graphique

Voici l’histoire derrière notre magnifique Auroch, un bovidé disparu, ancêtre des races actuelles de bovins domestiques. L’auroch était un bœuf sauvage de grande taille qui vivait en Europe et qui était chassé par les Néandertaliens. On le retrouve représenté dans la grotte de Lascaux en France. D’ailleurs, vous pouvez faire une visite virtuelle très réaliste de cette grotte sur le site internet du Ministère de la Culture et de la Communication de la République française.

Notre Auroch est grandement inspiré des motifs pariétaux que l’on retrouve dans la salle des Taureaux de la grotte de Lascaux. La composition de cette salle a été scindée en deux volets pour en faciliter la lecture, celui de la paroi de gauche, appelé panneau de la Licorne, et celui de la paroi de droite, appelé panneau de l’Ours noir. C’est dans le panneau de la Licorne que l’on retrouve la représentation du Deuxième taureau. La quasi-totalité de ses détails anatomiques sont représentés avec un minimum de tracés : encornure très marquée, chignon dédoublé, ponctuation de pelage…

Ce qui retient l’attention c’est avant tout la simplicité des techniques et des moyens matériels utilisés en égard à l’excellence de l’œuvre. (pinceau et pulvérisation de pigments)

Chaîne Graphiques 

 

la chaîne graphiue est une l expression communement employée dans l industrie graphiqus pour designer ensemble des professions qui interviennent de la conception a la finalisation d un produit graphique qui sera produit a de multiples exemplaire par un procédé impression .

cette appellation peut s appliquer pour differents types de réalisation incluant generalement du texte et de l image 

 

  • livres d éditeur 
  • magazines – presse – 
  • catalogues 
  • prospectus et encarts publicitaires 
  • emballage de produits consommables ; industriels ; pharmaceutiques 
  • PLV : publicité sur lieu de vente
  • vente par correspondance VPC 
  • journaux – presse quotidienne et gratuits –
  • textile ; papiers peints ; PLV ; décoration ; papier-cadeau ; 

 

les quatre maillons principaux de cette chaîne sont : 

  1. la création :développement du concept mise en forme du projet -maquette- ; étude de la réalisation ; choix des moyens .es fonction sont dans la plupart des cas assurées soit par un éditeur -livres;magazines – une agence de création on de publicité – publicité; promotion -ou l unité *marketing * d une entreprise industrie – catalogues de vente packaging ;promotion ; lancement .
  2. le pré-presse : qui englobe tous les intervenant qui participent a la réalisation de l outil  nécessaire  al la production en masse – films ou fichier numérique finalise
  3. l impression :qui procédé la production imprimée en série du produit .

 

  1. la finition :c est la mise en  forme finale du produit ; ce donne l aspect physique du produit .

 

 

Conclusion

En communication visuelle, il est primordial de choisir avec précaution les couleurs qui représenteront votre organisation, vos produits et vos services. Plutôt que d’opter pour des couleurs que vous aimez ou des teintes à la mode, il est important de prendre le temps de bien étudier leur signification respective afin de faire des choix judicieux.

Les couleurs qui représenteront votre organisation doivent être en ligne directe avec votre mission et vos valeurs afin que celles-ci transparaissent dans vos communications et jouent pleinement leur rôle, qui est d’attirer les clients que vous recherchez et ainsi de vous aider à conclure des ventes.

 

 

Publicités

L’estime de sois

L’estime de soi, c’est me montrer capable de :

– Dire ce que je pense.

– Faire ce que je veux.

– Insister quand je me heurte à une difficulté.

– Ne pas avoir honte de renoncer.

– Ne pas me faire avoir par la pub ou des modes, qui veulent me faire croire qu’on n’est quelqu’un de bien que si on porte telle marque ou si on pense de telle façon.

– Rire de bon cœur si on me chambre gentiment.

– Savoir que je peux survivre à mes échecs.

– Oser dire « non » ou « stop ».

– Oser dire « je ne sais pas »

– Suivre mon chemin, même si j’y suis seul (e)

– Me donner le droit d’être heureux (se)

– Me sentir digne d’être aimé(e).

– Supporter de ne plus être aimé (e), même si ça me rend malheureux sur le moment.

– Me sentir tranquille avec moi-même.

– Dire « j’ai peur » ou « je suis malheureux (se), sans me sentir rabaissé (e).

– Aimer les autres sans les surveiller ou les étouffer.

– Faire de mon mieux pour réussir ce que je veux réussir mais sans me mettre la pression.

– Me donner le droit de décevoir ou de rater.

– Demander de l’aide sans me sentir pour autant inférieur (e).

– Ne pas me rabaisser ni me faire du mal lorsque je ne suis pas content (e) de moi.

– Ne pas me sentir envieux (se) de la réussite ou du bonheur des autres.

– Savoir que je peux survivre à mes malheurs.

– Me donner le droit de changer d’avis après réflexion.

– Faire preuve d’humour sur moi-même.

– Dire ce que j’ai à dire, même si j’ai le trac.

– Tirer des leçons de mes erreurs.

– Me mettre en maillot de bain même si mon corps n’est pas parfait.

– Me sentir en règle avec les blessures de mon passé.

– Ne pas avoir peur de l’avenir.

– Trouver que je suis quelqu’un de bien, avec ses qualités et ses défauts.

– Sentir que je progresse et que je tire des leçons de la vie.

– M’accepter tel(e) que je suis aujourd’hui sans renoncer pour autant à changer demain.

– Et enfin, arriver à penser à autre chose qu’à moi…

(Extrait de : Imparfaits, libres et heureux: Pratiques de l’estime de soi de Christophe André)